Part son rôle en tant que developer advocate et sa présence pédagogique en ligne assez importante, il est indéniable que Jen Simmons fait partie des web designers les plus influents de son époque.
Or, son travail suscite parfois un sentiment de trop peu.Avant toute chose, Jen Simmons se décrit comme une designeuse et développeuse centrée sur le graphisme dans le web. Conférencière renommée, elle prône la remise en question des standards et la créativité afin de tendre vers un web moins uniforme.
Pourtant, ses productions dénotent souvent de ses principes tant loués. Couleurs sobres, quelques éléments placés dans une CSS grid rappelant le SwissGrid et le Constructivisme suivi d’un contenu mis en page de manière tout ce qu’il y a de plus basique. Elle nous met en garde contre le manque d’originalité mais nous propose du contenu vu et revu dans le monde du graphisme.
Tout soit dit, Jen Simmons n’a jamais affirmé avoir créé les principes de design qu’elle prône, bien au contraire, elle est assez transparente sur ses inspirations.
Mais n’est-il pas un peu fallacieux de faire l’apologie de la créativité, de l’innovation et de la remise en question des standards en proposant une simple version adaptée au web des courants artistiques les plus dominants du graphisme tel qu’on le connaît encore aujourd'hui ? Avancé comme une révolution de sa part, les CSS grids ne seraient-elles pas juste une simple avancée technique parmi d’autres aux services du courant déjà dominant ?